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Social-sociétal : même combat, celui de la justice sociale !

Devise

Par Yannick Cahuzac, Jérôme-Olivier Delb et Vincent Monadé

Lundi 17 décembre, quinze élus, dont quelques-uns se revendiquant de la Gauche Populaire, ont écrit au chef de l’Etat. Crime majeur, ils demandaient que l’on remette l’agenda économique et social en tête des priorités du gouvernement. Ils demandaient que soient tenus au plus vite des engagements tout aussi essentiels que les engagements 31 et le non-cumul des mandats, la loi de séparation entre les activités de dépôt et les activités spéculatives des banques, la loi contre les licenciements boursiers, la grande réforme fiscale…

Il n’en a pas fallu plus pour que ces députés se voient taxés d’homophobie larvée, de racisme déguisé, de CERES moderne plus à droite que son prédécesseur, demain sans doute, de vipères lubriques et de pétainisme « light ». Selon cette conception manichéenne, il y aurait d’un côté ceux qui rejettent d’un bloc toute mesure sociétale et de l’autre ceux qui considèrent que seules ces mesures clivantes permettent à la gauche d’être la gauche. Lire la suite…

Première réunion des réseaux Gauche Populaire

Le mardi 13 novembre s’est tenue à l’Assemblée nationale la première réunion des différents réseaux de la Gauche Populaire. Ces réseaux ont plusieurs dimensions dont la plus connue jusque-là est celle qui s’est construite autour de l’Observatoire de la social-démocratie de la Fondation Jean Jaurès) comme le rappelle le texte fondateur intitulée « La gauche populaire : une conjuration ». Une dimension nouvelle est apparue récemment et s’est concrétisée lors de la réunion du 13 novembre en présence de 200 participants dont une trentaine d’élus. Cette nouvelle dimension se construit autour d’élus socialistes : Laurent Baumel, Philippe Doucet et François Kalfon. L’album photo, réalisé par Margot L’Hermitte, est disponible ici et l’annonce de l’événement dans Le Monde est ici.

Le député-maire d’Argenteuil, Philippe Doucet, ouvre la réunion vers 19h30 en rappelant qu’en 30 ans (1981-2012) la gauche a perdu 21 points dans le vote ouvrier et l’extrême droite en a gagné 15, sans oublier l’abstention qui en a gagné 25. Il rappelle les grandes thématiques qui sont vitales pour les ouvriers et employés tels le pouvoir d’achat, le coût du logement, les transports qu’il est urgent pour la gauche au pouvoir de prendre en compte dans sa politique. Lire la suite…

La Gauche populaire a reçu Alain Laurent pour parler d’Ayn Rand

Ayn Rand

« What’s the matter with Ayn Rand ? », c’est la question que s’est posée la Gauche populaire mercredi 24 octobre 2012 en invitant Alain Laurent, spécialiste du libéralisme et biographe de la philosophe américaine (1905-1982) qui règne aujourd’hui en maître à penser du camp conservateur anti-Obama. Tel était l’objectif de la soirée : comprendre qui était Ayn Rand, quelles sont ses idées et surtout pourquoi celles-ci inspirent, 30 ans après la mort de Rand, des mouvements populistes et radicaux tels le Tea Party ou des hommes comme Paul Ryan, le colistier de Mitt Romney ? Lire la suite…

La Gauche populaire a reçu Jean-Loup Amselle

Alors que l’arrivée d’une récente vague de froid signe sans nul  doute possible l’advenue de la rentrée 2012, les conjurés de la  Gauche populaire ont décidé, en ce début octobre, de reprendre  leur série de séminaires mensuels.

 Comme à notre habitude, nous nous sommes réunis en ce lundi 1er octobre  autour d’un intellectuel venu nous présenter ses travaux, et tâcher de  réfléchir  avec nous aux thématiques qui nous tiennent à cœur.

 Le premier invité de cette session 2012-2013 était Jean-Loup Amselle,  anthropologue,  directeur d’études à l’école des hautes études en sciences  sociales (EHESS), auteur de Logiques métisses (Paris, Payot, 1990)  l’Ethnicisation de la France (Lignes, 2011) et plus récemment de  Lanthropologue en politique (Lignes, 2012).

 Avec ce chercheur, spécialiste de l’Afrique, penchant plus volontiers vers le la conception dynamique et historique des « cultures » d’un Balandier que vers la doxa plus essentialiste d’un Lévi-Strauss, nous avons discuté ethnicisation de la vie politique et sociale en France, tentation communautariste, et nous sommes désolés des dégâts faits au sein de la gauche dite « post-coloniale » par la propagation des conceptions multiculturalistes en provenance des pays anglo-saxons (travaux de Charles Taylor, par exemple).

 A l’hypothèse « d’insécurité culturelle », qui lui était soumise, Jean-Loup Amselle nous a dit préférer l’idée d’une « insécurité territoriale » ou d’une « insécurité politique », qui mettrait plus clairement l’accent sur la relégation spatiale de certaines populations (agrégation des classes moyennes paupérisées dans les espaces périurbains par exemple), sur la dégradation voire la disparition progressive des services publics de certains lieux, sur le délitement du consensus républicain, etc. Cela permettrait, selon lui, de gommer le terme « culturel » qu’il ne souhaite pas valider. L’échange sur ce point s’est révélé fructueux.

 La pensée républicaine et originale de Jean-Loup Amselle faisant du bien à l’esprit, nous vous invitons à la découvrir en cliquant avec vigueur sur les liens ci-dessous :

 Pour voir une interview de Jean-Loup Amselle sur l’ethnicisation de la France, c’est ici

Pour lire un article de Jean-Loup Amselle dans Le Monde, c’est ici

Les livres de Jean-Loup Amselle, c’est ici

Le prochain séminaire de la Gauche populaire est d’ores et déjà en cours de préparation. Nous devrions y aborder cette fois des questions plus économiques…

La Gauche Populaire : la République, rien que la République

 

 

Par Benjamin Jiben Sire pour La Gauche Populaire

Une fois de plus, une livraison du quotidien Libération se focalise de manière caricaturale et biaisée sur la Gauche Populaire, à travers une « enquête », titrée « La Gauche Populaire à la conquête des « petits Blancs » des pavillons » ! Sous la plume de Jonathan Bouchet-Petersen, on découvre un collectif en lequel aucun de ses membres ne peut se reconnaître et qui défend des notions et un vocabulaire qui ne sont pas les siens.

Quand la Gauche Populaire met le doigt sur l’abandon par la gauche des classes populaires et de citoyens (aux origines souvent bien plus diverses que l’image qui en est renvoyée) poussés vers le périurbain ou abandonnés dans des déserts ruraux ne demandant qu’à renaître, nos contempteurs voient, au nom de leur conception identitaire et racialiste, la défense forcenée d’une France de « petits blancs » beaufs, xénophobes et largués. Quand nous cherchons, au contraire, à mettre en avant le commun pour refermer cette fameuse « fracture sociale » repérée au début des années 90 par Emmanuel Todd et préemptée par Jacques Chirac, ces boutefeux continuent, dans la ligne tracée par Nicolas Sarkozy, à trier le bon grain de l’ivraie parmi les citoyens et à servir des clientèles électorales, plutôt que les citoyens. Lire la suite…

Au lecteur

Hypocrite lecteur, – mon semblable, – mon frère ! Si tu passes ici après avoir lu l’article que Libération (samedi 29 septembre) nous consacre, nous nous permettons de te soumettre une sélection de papiers qui donneront de la Gauche Populaire une idée sensiblement différente de ce que raconte Libération.

Une ligne de fracture traverse la gauche, nous ne sommes manifestement pas du même côté mais Libération pourrait témoigner d’un peu plus de respect…non pas à nous mais à ses lecteurs.

- Une histoire de la Gauche Populaire dans laquelle n’apparaît pas Dominique Strauss-Kahn

- Une intervention du très « sulfureux » « pamphlétaire » (toujours d’après Libé) devant…la très officielle Université d’Eté du PS

- Où l’on parle d’insécurité culturelle. Hypothèse qui agite quelques camarades à gauche.

- L’exercice initial du « qui sommes-nous ? »…assez loin du « social-libéralisme » évoqué par Libé

Le cumul des mandats: une affaire d’égalité

par Coralie Delaume

Gérard Collomb ne se sent « pas concerné » par le non-cumul des mandats. C’est le journal Le Monde qui nous l’apprenait jeudi soir, rapportant cette phrase du sénateur socialiste et maire de Lyon : « moi, je suis élu maintenant depuis neuf ans, et on n’a jamais rien signé ».

L’argument est de poids : si on a toujours fait comme ça, c’est que c’est bien. Il faut dire que c’est une loi tacite et universellement appliquée par ces âmes conservatrices qui peinent à envisager que l’on modifie ce qui a toujours fort bien marché…pour eux. Cette règle, qui consiste à n’approuver le changement que s’il s’applique aux autres, était d’ailleurs défendue la veille par un autre sénateur PS, le maire de Dijon François Rebsamen. Lire la suite…

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